
Sous la supervision de son Chaykh Sidi Mouad al-Qâdiri Boudchich, qu’Allah le préserve, la Tariqa Qâdiriyya Boutchichiya célèbre le Mawlid an-Nabawî ash-Sharîf de l’année 1448 de l’hégire à la Zaouïa Mère de Madagh. Sept jours, du 19 au 25 août 2026, consacrés au dhikr et à la prière sur le Prophète Élu ﷺ, dans une année qui marque le quinzième siècle de sa naissance bénie.
Quinze siècles, et une commémoration
Deux occasions se rejoignent cette année et donnent à la célébration son ampleur. La première est le passage de quinze siècles depuis la naissance du Prophète, sceau des prophètes ﷺ. La seconde est la commémoration bénie du Mawlid pour l’année 1448 de l’hégire, correspondant à 2026. La Voie a choisi de les honorer non par un discours, mais par une pratique : sept journées où la prière sur le Prophète ﷺ devient l’occupation centrale de l’assemblée.
Une célébration qui culmine le jour même du Mawlid
Le détail des dates porte le sens de l’ensemble. Les assemblées s’ouvrent le 6 Rabî’ al-Awwal et se referment le 12, jour de la naissance du Prophète ﷺ. Six jours de dhikr, d’étude et de veille, puis la clôture au sommet, le jour anniversaire lui-même. C’est la forme que prend ici l’amour muhammadien : non pas une date qu’on marque, mais une marche qu’on accomplit ensemble jusqu’à elle.
Les Majâlis al-Anwâr, deuxième édition
Le cadre de cette célébration porte un nom : les Majâlis al-Anwâr, les Cercles des lumières dans le dhikr de la salât sur le Prophète Élu ﷺ. La Tariqa en organise cette année la deuxième édition, sous le thème « Le rayonnement du patrimoine soufi marocain en Afrique : les cheminements, les manifestations, les horizons ». Qu’une deuxième édition suive la première dit l’essentiel : ce qui fut une initiative devient une tradition.
Ces assemblées prolongent la retraite spirituelle d’été de la Voie, dont la Tariqa avait ouvert le cycle avec les Cours de l’après-midi. Elles reposent sur un programme double, spirituel et scientifique, qui allie les lumières du dhikr à la profondeur de la pensée, et conjugue l’éducation spirituelle et la purification de l’âme, la science et la connaissance.
Le programme spirituel
Ses séances se tiennent quotidiennement de dix heures du matin jusqu’à après la wadhîfa du Fajr.
Il comprend un ensemble de séquences éducatives et de foi, réparties entre les cercles de dhikr, les cercles du Coran, la salât sur le Prophète ﷺ, la lecture et l’étude du livre Ash-Shifâ bi-ta’rîf huqûq al-Mustafâ ﷺ du Cadi ‘Iyâd de Sebta, et l’étude du Sahîh de l’imam al-Bukhârî, aux côtés des adhkâr et des awrâd éducatifs. L’ensemble prépare aux participants une atmosphère de foi emplie de dhikr, leur offre un espace de retraite avec Dieu et de pureté du cœur, renouvelle le lien avec le Messager de Dieu ﷺ, et poursuit la marche sur les degrés de la purification de l’âme et de l’excellence spirituelle (ihsân), tout en gardant présentes les valeurs de responsabilité et de citoyenneté vertueuse.
Le programme scientifique
Ses séances se tiennent quotidiennement de dix-sept heures trente à dix-neuf heures trente.
C’est un programme nourri, qui vise à approcher le rayonnement du patrimoine soufi marocain en Afrique par une approche à la fois historique, épistémologique, littéraire et spirituelle. Il rend présente la profondeur des liens tissés par les savants et les soufis marocains avec les différentes contrées du continent africain, et met en lumière ce que le soufisme marocain a apporté à la construction des ponts scientifiques, spirituels et culturels entre le Maroc et sa profondeur africaine.
Y participent des Chuyûkh, des spécialistes, des professeurs d’université et des chercheurs représentant treize pays, ce qui reflète l’élargissement du cercle de rayonnement scientifique et spirituel du soufisme marocain, et le prolongement des ponts de communication et de coopération entre le Maroc et les pays du continent. Les travaux s’organisent en une conférence inaugurale, cinq grands axes et une séance de clôture, ce qui permet de passer de l’examen des racines historiques et des cheminements du rayonnement, au relevé de ses manifestations épistémologiques, littéraires et spirituelles, jusqu’à la prospection de ses horizons à venir.
Mercredi 19 août 2026 / 6 Rabî’ al-Awwal 1448 : la séance inaugurale
- Ouverture par des versets clairs du Noble Coran.
- Mot de bienvenue aux hôtes honorés, aux Chuyûkh, aux savants, aux chercheurs et aux participants des Majâlis al-Anwâr. Dr Ibrahim Hadki, professeur chercheur, ancien président du Conseil scientifique de Guelmim, Maroc.
Conférence inaugurale : « Le soufisme marocain en Afrique : une mémoire spirituelle, des ponts civilisationnels et des horizons partagés ». Lecture de synthèse des cheminements du rayonnement soufi marocain en Afrique, de ses manifestations scientifiques, littéraires et spirituelles, et prospection de ses horizons contemporains à la lumière de la vision qâdirî boutchichî.
Pr Smaail Radi, professeur de l’enseignement supérieur à l’Université Mohammed Premier, ancien doyen, président du Centre Imam Junayd des études et recherches soufies, Oujda, Maroc.
Jeudi 20 août 2026 / 7 Rabî’ al-Awwal 1448
Axe premier : les racines historiques et les cheminements du rayonnement soufi marocain en Afrique
Fonction de l’axe : présenter la carte historique et géographique première du rayonnement soufi marocain en Afrique, et mettre au jour les cheminements les plus marquants de son passage et de sa diffusion, du pays de Chinguetti vers l’Afrique de l’Ouest et sa profondeur.
Président de séance : Dr Amine Leghouili, membre du Conseil scientifique de Marrakech, Maroc.
- Le rayonnement religieux et civilisationnel du soufisme au Maroc, au pays de Chinguetti et en Afrique subsaharienne : l’école qâdirî kuntî comme modèle.
Dr Abidine Sidi A’mar, fondateur et directeur du Centre africain de recherches et de consultations à Nouakchott, chercheur en affaires politiques et stratégiques de la région du Sahel saharien, de l’Afrique du Nord et de l’Ouest, Mauritanie. - La transmission de la Tariqa Qâdiriyya vers la Sénégambie.
Imam Abû ‘Abd as-Salâm Fodé Mahmoud Touré, centre Majlis Mahmoud, Medina Salam, Gambie. - Le rayonnement soufi marocain au Niger : la Qâdiriyya et la Tijâniyya comme modèles.
Dr Jamal ad-Dîn Muhammad, professeur associé au département de langue arabe et de ses littératures, Université islamique du Niger. - La Tariqa Qâdiriyya Boutchichiya : origine et rayonnement.
Pr Abdellatif Chahboune, homme de lettres, poète et penseur, Université Abdelmalek Essaâdi, Tétouan, Maroc.
Vendredi 21 août 2026 / 8 Rabî’ al-Awwal 1448
La séance débute après les adhkâr de l’Asr et se poursuit après le Maghrib.
Axe deuxième : le soufisme marocain africain et les valeurs spirituelles et sociétales
Fonction de l’axe : montrer que le rayonnement soufi marocain ne fut pas un simple déplacement géographique de voies et de zaouïas, mais le prolongement d’un système de valeurs spirituelles et éducatives, fondé sur le juste milieu et la modération, la vénération du Prophète ﷺ, le service de la société et l’enracinement de la sécurité spirituelle.
Président de séance : Dr Mohammed Ghani, cadre au ministère des Habous et des Affaires islamiques, professeur invité dans plusieurs universités marocaines, Maroc.
- Le juste milieu et la modération dans le soufisme marocain africain : la Tariqa Murîdiyya et le Chaykh al-Khadîm Ahmadou Bamba comme modèles.
Dr Chaykh Chouaïb Kebi Toub, conseiller aux affaires religieuses du ministre de l’Intérieur sénégalais, professeur chercheur, écrivain, conférencier international, membre du comité scientifique de l’Université de Touba, directeur du Centre al-Khadîm pour la recherche et les études, Université de Touba, Sénégal. - La Tariqa Tijâniyya comme prolongement du soufisme sunnite marocain et sa contribution à la préservation de la sécurité spirituelle et au service de la société locale : la Côte d’Ivoire comme modèle.
Dr Abdelaziz Sariba, guide spirituel du Forum des zaouïas en Côte d’Ivoire, chef du département des relations extérieures et de la coopération internationale au Conseil supérieur des imams et des affaires des mosquées, membre de la branche de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, vice-président du Conseil fédéral des Tijânî en Côte d’Ivoire, vice-président de l’Organisation des écoles islamiques en Côte d’Ivoire. - Les relations spirituelles entre le Maroc et l’Afrique : les voies soufies et les Dalâ’il al-Khayrât comme modèles.
Pr al-Khidr Abdelbaqi Muhammad, directeur du Centre nigérian de recherches arabes, Nigeria. - Les Shamâ’il muhammadiyya dans l’éducation soufie marocaine et leur rayonnement africain : de la purification de l’âme à la construction des valeurs sociétales et de la sécurité spirituelle.
Pr Abdelfattah Elakili, Université Hassan II, Casablanca, Maroc.
Samedi 22 août 2026 / 9 Rabî’ al-Awwal 1448
Axe troisième : le patrimoine soufi marocain et son passage épistémologique vers l’Afrique
Fonction de l’axe : mettre en évidence que le rayonnement marocain ne fut pas seulement celui des voies et des zaouïas, mais aussi celui du livre, du texte, de la connaissance, de la poésie et de l’éloge prophétique.
Président de séance : Pr Abdelali Lebrid, professeur chercheur en matière soufie, Marrakech, Maroc.
- Le rayonnement du patrimoine soufi marocain en Afrique de l’Ouest à travers les livres : le Kitâb ash-Shifâ et les Dalâ’il al-Khayrât comme modèles.
Dr Ali Yacoub, professeur de l’enseignement supérieur à l’Université islamique du Niger. - Les prolongements de la Burda et de la Hamziyya dans les éloges prophétiques nigérians : étude textuelle de modèles de poèmes.
Pr Ali Aboulaji Abderrazak, faculté de langue arabe et de sciences humaines, Université islamique du Niger. - La réception par les zaouïas et les écoles coraniques burkinabè du takhmîs des « Wasâ’il al-mutaqabbala » dans l’éloge du Prophète ﷺ, et son influence sur la vénération du Messager dans la société burkinabè.
Dr Sana Abdelaziz, Université islamique du Niger. - L’effet éducatif des éloges prophétiques marocains et le rayonnement africain.
Dr Mohammed Ghani, cadre au ministère des Habous et des Affaires islamiques, professeur invité dans plusieurs universités marocaines, Maroc.
Dimanche 23 août 2026 / 10 Rabî’ al-Awwal 1448
Axe quatrième : les relations spirituelles maroco-africaines et les horizons de la diplomatie spirituelle
Fonction de l’axe : mettre en évidence l’évolution du rayonnement soufi marocain en Afrique, depuis la communication historique, scientifique et spirituelle jusqu’à la construction de relations contemporaines fondées sur le dialogue, la coopération et le rapprochement, et prospecter les horizons de la diplomatie spirituelle et culturelle.
Président de séance : Dr Nasser al-Fatah Qarib Allah, conférencier au département des langues, Université nationale ouverte, Nigeria.
- Arrêts sur les dimensions et les relations spirituelles entre le Maroc arabe et le Nigeria.
Pr Adam Adebayo Siraj ad-Dîn al-Manari, fondateur de la zaouïa Manârat al-Anwâr et directeur de ses affaires exécutives, membre du corps enseignant au département d’études arabes, Université fédérale de Lafia, Nigeria. - Le rayonnement soufi marocain au Nigeria : la Tariqa Qâdiriyya, des racines historiques à la diplomatie spirituelle contemporaine.
Pr Muhammad Safi Abdelqader, département de langue arabe, faculté des sciences humaines, Université fédérale de Kashere, État de Gombe, Nigeria ; khalifa de la Tariqa Qâdiriyya Fodiyya pour l’État de Bauchi ; président de la Fondation islamique Chaykh Abdelqader Moussa Jahn, Bauchi, Nigeria. - De la puissance douce au sultanat des cœurs : vers une élaboration du concept de diplomatie spirituelle marocaine en Afrique, du point de vue de la science du comportement et de l’institution contemporaine.
Dr Amine Leghouili, professeur chercheur, membre du Conseil scientifique de Marrakech, Maroc.
Lundi 24 août 2026 / 11 Rabî’ al-Awwal 1448
Axe cinquième : les voies soufies marocaines et les réseaux de communication spirituelle africaine
Fonction de l’axe : mettre en évidence le rôle des voies soufies, en particulier la Qâdiriyya et la Tijâniyya, dans la construction des réseaux de communication scientifique et spirituelle, et le renforcement des liens entre le Maroc et les différents espaces africains.
Président de séance : Dr Ahmed Tayi, Faculté pluridisciplinaire, Errachidia, Maroc.
- Les voies soufies marocaines et leur rayonnement africain : la Tariqa Tijâniyya comme modèle.
Pr Mohammed Amrani Alaoui, Université Moulay Ismaïl, Meknès, Maroc. - Les ponts spirituels et épistémologiques entre le Maroc et le Ghana : la Tariqa Qâdiriyya comme modèle de communication scientifique et soufie à travers le Sahara.
Pr Hussein Muhammad al-Qâdirî, muqaddam de la Tariqa Qâdiriyya au Ghana, enseignant des fondements du fiqh et de ses branches, Ghana. - L’attention des savants du Sahara marocain aux Shamâ’il muhammadiyya et les repères du rayonnement africain.
Dr Ibrahim Hadki, professeur chercheur, ancien président du Conseil scientifique de Guelmim, Maroc.
Mardi 25 août 2026 / 12 Rabî’ al-Awwal 1448 : la séance de clôture
Président de séance : Pr Abdellatif Chahboune, Université Abdelmalek Essaâdi, Tétouan, Maroc.
- Mots des représentants des délégations participantes.
- Lecture du télégramme adressé à Amîr al-Mu’minîn, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
- Clôture des travaux de la deuxième édition des « Majâlis al-Anwâr ».
À la Zaouïa Mère
Comme chaque année, c’est la Zaouïa Mère de Madagh qui accueille l’assemblée. Le lieu n’est pas indifférent au propos : c’est là que la Voie a reçu, transmis et gardé, et c’est de là que son rayonnement s’est étendu, vers le Maroc entier puis vers cette profondeur africaine dont les Majâlis de cette année font précisément leur sujet.
Qu’Allah fasse de ces journées des assemblées de lumière et d’amour, qu’Il accueille de nous cette salât sur Son Prophète ﷺ, et qu’Il préserve notre Chaykh Sidi Mouad al-Qâdiri Boudchich ainsi que l’ensemble des cheminants dans le monde.








[…] Cercles des lumières (Majâlis al-Anwâr) prolongent la retraite du 19 au 25 août et s’achèvent le jour du Mawlid, sous le thème du […]