Sidi Hamza Al‑Qadiri Al‑Boutchichi (1918‑2017), qu’Allah sanctifie son Secret, est l’une des grandes figures mystiques du soufisme contemporain. Héritier du Secret spirituel transmis depuis le Prophète ﷺ par son maître Sidi Boumedienne, il prend la direction de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya en 1972 et accomplit alors un tajdîd, un renouveau pédagogique qui fait basculer la voie de la rigueur des origines à la Miséricorde et à la Beauté, du cercle des quelques disciples éprouvés à l’ouverture vers le plus grand nombre, des montagnes de Beni Snassen aux cinq continents. Le Secret demeure intact. La pédagogie s’élargit. Ceux qui l’ont approché évoquent la douceur de son regard et la présence qui s’installait dans une assemblée dès qu’il en franchissait le seuil, la présence d’un cheikh vivant chez qui la science, le dhikr et le service de l’autre se rejoignaient dans une même posture humble à la porte d’Allah.

Repères biographiques
- Naissance : 1918, Madagh (province de Berkane, Maroc)
- Rappel à Dieu : 18 janvier 2017, à l’âge de 99 ans
- Fonction : guide spirituel (cheikh, murshid) de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya, de 1972 à 2017, soit quarante-cinq années de machyakha
- Maître spirituel : Sidi Boumedienne Al-Qâdiri Boutchich (Sidi Abû Madyan, 1873‑1955)
- Prédécesseur : Sidi Hajj Abbas
- Successeur : son fils Sidi Jamal Eddine Al‑Qadiri Boutchich, puis son petit-fils Sidi Mouad, actuel guide de la Tariqa
Une vie enracinée dans la zaouïa de Madagh
Naissance dans une lignée de lumière
Sidi Hamza naît en 1918 à Madagh, près de Berkane, dans le nord‑est du Maroc, au sein de la zawiya fondée par ses ancêtres, famille de noble lignée chérifienne remontant à Moulay Abd al‑Qâdir al‑Jîlânî, la lumière de Bagdad du XIIᵉ siècle. Son père, Sidi Hajj Abbas, propriétaire terrien et homme de prière, l’emmène chaque jour aux travaux de la terre afin qu’il s’enracine dans le réel avant de cheminer dans le Subtil.
Dès l’âge de sept ans, Sidi Hamza commence ses études religieuses à la zaouïa familiale. À quatorze ans, il a mémorisé le Coran. Il poursuit à Oujda les sciences classiques (grammaire, fiqh, exégèse, hadith) dans une antenne de la prestigieuse université Al Qarawiyyine, puis revient à Madagh approfondir ses connaissances pendant quatre années auprès de deux savants de Fès installés à la zawiya.
Un savoir ouvert sur la connaissance intérieure
Le vaste savoir de Sidi Hamza lui ouvrait les portes de la magistrature ou de l’enseignement, mais la réussite sociale n’avait pas de prise sur le brillant étudiant. Dès son jeune âge, il aspirait à une autre science, celle qui ne se transmet pas dans les livres, mais d’un cœur réalisé à un cœur en quête.

Cette soif allait être comblée par la rencontre du maître de sa vie : Sidi Boumedienne (1873‑1955), un cousin éloigné qui vivait humblement dans les montagnes voisines de Beni Snassen, dépositaire du Secret hérité du Prophète ﷺ.
Quatorze années auprès de Sidi Boumedienne
L’engagement de 1942
En 1942, Sidi Hamza, alors jeune marié, prend le pacte de Sidi Boumedienne, un mois après son père Sidi Hajj Abbas. Le cas est exceptionnel : à cette époque, l’admission dans les grandes confréries supposait un âge mûr et des épreuves préalables. Cette dérogation portait déjà en elle le signe d’un destin singulier.
Sidi Boumedienne accepte l’invitation de Sidi Hajj Abbas et quitte ses montagnes pour s’installer à Madagh. Les conditions extérieures sont alors réunies pour qu’une transmission d’un ordre subtil puisse s’opérer entre le maître et ses deux disciples.
Une compagnie d’amour et de service
Sidi Boumedienne aimait Sidi Hamza d’un amour de prophète et lui confiait : « Cet amour que j’ai pour toi, c’est celui que ressentait le Prophète Jacob pour son fils Joseph. » Sidi Hamza demeura quatorze ans auprès de son maître, partageant ses repas, veillant sur sa santé, mettant en application chacune de ses indications, consacrant des nuits entières au dhikr des Noms divins.

Durant ces années, il goûta toutes les étapes de la progression spirituelle, jusqu’aux plus hauts sommets de la réalisation intérieure de l’Unité.
L’héritage du Secret
Au rappel à Dieu de Sidi Boumedienne, Sidi Hamza devient héritier du dépôt spirituel, en compagnie de son père. Fils respectueux et disciple accompli, il n’exerce cependant les fonctions auxquelles il est destiné qu’au moment voulu par Allah, selon les indications de son père. Sidi Hamza s’enracine alors dans la voie avec un état de profonde humilité et un esprit de service, jusqu’à la mort de Sidi Hajj Abbas en 1972, moment où il prend la direction spirituelle de la tariqa.
Le renouveau de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya












De la rigueur à la miséricorde
Si le chemin de Sidi Boumedienne était placé sous le signe de l’épreuve et de la rigueur, celui de Sidi Hamza décrivit les contours de la Miséricorde et de la Beauté. Si l’enseignement de Sidi Boumedienne était destiné à une poignée de disciples, celui de Sidi Hamza s’adressa au plus grand nombre.
Cette inflexion n’était ni un assouplissement ni une concession au temps. C’était un tajdîd, un renouveau pédagogique : le Secret divin demeurait intact, mais sa pédagogie s’ouvrait à des cœurs nouveaux. La douceur remplaçait la rudesse, l’amour précédait l’effort ; le cœur s’illuminait avant même d’être purifié, comme une pièce obscure où l’on allume d’abord une lampe avant d’y mettre de l’ordre. Nul besoin désormais de quitter le monde : le disciple chemine au cœur de la vie, unissant sharî’a et haqîqa, action et contemplation. Le soufi, disait‑il, est « fils de son temps » : il vit l’héritage des maîtres dans la réalité concrète du présent, sans nostalgie paralysante ni imitation superficielle.
« Le soufi est le fils de son temps. »
Sidi Hamza
Madagh, un centre devenu mondial

Au cours des années 1980, la modeste zaouïa de Madagh se métamorphose en un vaste centre de retraite, conçu pour accueillir des disciples dont le nombre croît sans cesse. Sidi Hamza veille personnellement aux travaux. Les revenus du domaine agricole permettent la construction de nouveaux bâtiments et l’élaboration de dizaines de milliers de repas servis gracieusement à ceux qui font halte, attirés par la réputation du maître. La Tariqa devient la voie spirituelle la plus dynamique du Maroc, rassemblant hommes et femmes de toutes les composantes de la société : paysans et universitaires, jeunes et anciens.

















Dès les années 1990, l’enseignement de Sidi Hamza dépasse les frontières du Maroc. Sous l’impulsion des disciples marocains présents en Europe et en Amérique, la voie se répand et attire des centaines de personnes de souche non musulmane, sensibles à un message d’authenticité, d’ouverture, de respect et de fraternité. « Notre voie est une voie universelle », disait le maître. Des zaouïas s’ouvrent en France, en Belgique, au Royaume‑Uni, en Espagne, en Amérique du Nord et en Afrique, et la cérémonie annuelle du Mawlid an‑Nabawi à Madagh attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de disciples venus du monde entier.
Les fruits d’un souffle de renouveau
De cette revivification sont nés des fruits innombrables, qui portent aujourd’hui encore la marque de son autorisation (idhn) :

- L’ensemble officiel de Samaâ et de Madih, fondé en 1987 par son autorisation, qui a restitué à l’audition spirituelle sa forme la plus pure de la porte du darîh de Madagh jusqu’aux scènes du monde.
- Les Rencontres mondiales du soufisme (Sous le Haut-Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI), où oulémas, chercheurs et intellectuels de tous les continents dialoguent sur l’éthique, la connaissance et la paix.
- Une génération entière d’universitaires, d’écrivains, d’artistes et de serviteurs de la culture formés à son école, qui ont porté le message du soufisme dans les universités, les livres, les festivals (jusqu’au rayonnement spirituel de Fès) et les rencontres entre traditions.
Par lui, le soufisme a cessé d’être perçu comme un vestige du passé pour redevenir ce qu’il n’a jamais cessé d’être : le cœur vivant de l’islam, une école de transformation intérieure, un rempart de paix face aux dérives de l’extrémisme. Au lendemain de son rappel à Dieu, son disciple Faouzi Skali témoignait que le maître « a profondément marqué le soufisme mondial ».
Les axes de son enseignement
Le dhikr, respiration du cœur
Au centre de l’enseignement de Sidi Hamza se trouve le dhikr, le rappel du Nom d’Allah. Pour lui, le dhikr n’est pas une pratique parmi d’autres : il est la respiration du cœur, le moyen de sortir de l’oubli, la porte de la proximité d’Allah. Les veillées qu’il dirigeait à Madagh devenaient pour beaucoup de disciples des moments fondateurs, où ils goûtaient pour la première fois une présence à Allah partagée.





« Soyez assidus à votre dhikr personnel et participez aux pratiques collectives ! Ne vous inventez pas des excuses ! Certes, les obligations professionnelles, familiales et sociales sont lourdes, mais c’est la loi de la vie et c’est notre lot à tous. »
Sidi Hamza
La douceur et la miséricorde
Ceux qui ont connu Sidi Hamza évoquent une douceur profonde, une patience étonnante avec les faiblesses humaines, une miséricorde qui se manifestait dans son regard et ses gestes. Il corrigeait sans humilier, rappelait sans décourager, invitait à se relever plutôt qu’à se perdre dans le regret. La fermeté ne passait pas chez lui par la dureté du ton, mais par une cohérence intérieure : il était chaque parole qu’il prononçait. Ceux qui l’ont approché parlent d’un pénétrateur des cœurs : un regard, un silence, une poignée de main suffisaient à transformer un être.
« Aimez toutes les créatures, quelles que soient leur religion, leur race ou leurs opinions ! Chacun est à la place où Dieu l’a mis et il ne nous appartient pas d’en juger. »
Sidi Hamza

Le juste milieu
Dans un monde traversé par la tentation des extrêmes (durcissement d’un côté, relâchement de l’autre) Sidi Hamza appelait au juste milieu de la voie Muhammadienne : tenir fermement à la Sharia sans tomber dans la rigidité, ouvrir le cœur sans diluer les repères, s’engager dans le monde sans s’y perdre. Cet équilibre vivant a fait de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya un espace où beaucoup ont trouvé une voie à la fois enracinée et pleinement contemporaine.
Le compagnonnage comme méthode
Au début des années 2000, Sidi Hamza s’installe à proximité d’Oujda, dans le plateau d’Angad. Malgré son âge avancé, il reste actif, recevant chaque jour ses disciples qui affluent du monde entier. La voie, disait-il, se transmet par le compagnonnage du maître vivant, jamais par la seule étude des livres.
« Celui qui essaie de trouver un chemin grâce aux écrits d’Ibn Arabi ou des autres maîtres soufis du passé ne fait que suivre leurs djellabas. Il restera à la surface des choses. Seul un maître vivant détient les clés de la progression initiatique. »
Sidi Hamza

Un héritage vivant
Le départ vers Allah





Sidi Hamza, qu’Allah sanctifie son Secret, retourne à Allah le 18 janvier 2017, à l’âge de quatre‑vingt‑dix‑neuf ans, après une vie entière vouée au service de Dieu. La nouvelle traverse les continents en quelques heures. À Madagh, des milliers de disciples se rassemblent dans le silence et le dhikr.
La continuité de la voie : de Sidi Jamal à Sidi Mouad
La succession à la machyakha est assurée par son fils Sidi Jamal Al‑Qadiri Al‑Boutchichi, héritier du Sirr, le Secret de l’initiation spirituelle. Sous sa guidance, la zawiya demeure un centre de dhikr, de science et de rencontres, et les disciples de par le monde poursuivent le chemin.
Mais l’histoire d’une voie porteuse du Sirr est celle d’une flamme transmise de cœur à cœur. Et c’est peut-être ici que se révèle la dimension la plus intime de l’œuvre de Sidi Hamza : la préparation de celui qui, une génération plus tard, porterait l’amâna, le dépôt sacré de la Voie.
La trace du maître : Sidi Mouad
Dès son plus jeune âge, Sidi Mouad, fils de Sidi Jamal, reçoit les secrets de l’éducation spirituelle des mains de son grand-père. Adolescent, il se voit déjà confier des responsabilités dans la vie de la Tariqa. Il accompagne Sidi Hamza telle son ombre spirituelle, apprenant par sa seule présence l’art de la responsabilité, les sciences de la purification des âmes et de l’orientation vers Allah. Les témoignages du maître à son sujet, gardés précieusement par les disciples, sont sans équivoque :
« Où que se trouve Sidi Mouad, j’y suis totalement. »
« Sidi Mouad est le capitaine de la Tariqa. »
« Lève-toi, car j’ai déversé en toi tout ce qu’Allah m’a accordé. »
« Je l’ai préparé pour porter l’amâna de la Voie. »
Sidi Hamza
Après le rappel à Dieu de Sidi Hamza, Sidi Jamal poursuit dans la discrétion cette mission : parachever la transmission initiée par son père vers Sidi Mouad. Il lui confirme lui-même : « La station que t’a confiée mon père, nul ne pourra te l’ôter si ce n’est Allah. »




Il y a, dans cet accomplissement, comme une signature. Ce que Sidi Hamza a fait pour son petit-fils, il l’avait lui-même vécu : Sidi Boumedienne avait pris ensemble sous sa main le père et le fils, Sidi Hajj Abbas et Sidi Hamza. Le plus jeune portait déjà le dépôt, il était prêt ; il traversa pourtant l’ère entière de son père en serviteur, sans rien devancer, jusqu’à ce que vienne son heure. Une génération plus tard, le geste revient, identique : Sidi Hamza forme ensemble le fils et le petit-fils, verse en Sidi Mouad ce qu’Allah lui a accordé, puis le laisse mûrir à l’ombre de Sidi Jamal. La Voie ne se hâte jamais. Elle prépare loin, elle éprouve longtemps, et celui qu’elle a choisi se reconnaît à ceci : il sait attendre. Deux fois de suite, le même mystère s’est accompli à Madagh, et cette constance n’est pas une coutume de famille : c’est la pédagogie même du Secret, qui ne se confie qu’aux cœurs que la patience a polis.
Ainsi, lorsque Sidi Mouad prend la direction de la Tariqa après le retour à Dieu de son père en 2025, ce n’est pas un commencement : c’est l’accomplissement d’une préparation de toute une vie, voulue et scellée par Sidi Hamza lui-même. Ceux qui côtoient Sidi Mouad aujourd’hui le disent : dans sa manière d’être, sa douceur, son service des fuqarâ’, sa discipline spirituelle, c’est la trace du maître Sidi Hamza qui transparaît. Comme un retour de son ère, que lui-même avait annoncé, un jour, d’une parole restée dans les mémoires :
« Vous voyez cette barbe blanche ? Un jour, elle redeviendra noire. »
Sidi Hamza

Des traits gravés dans les cœurs
Au‑delà des dates et des événements, ce qui demeure de Sidi Hamza, ce sont des traits déposés dans les cœurs : la façon dont il prononçait le Nom d’Allah, la manière dont il écoutait chacun comme s’il était unique, le calme qui se répandait dans une assemblée dès son entrée. Pour beaucoup, il demeure le symbole d’un soufisme vivant, où la science, le dhikr et le service se rejoignent dans la figure d’un maître qui se tient humblement à la porte d’Allah. Et sous la guidance de Sidi Mouad, héritier de sa flamme, l’arbre pur planté en terre Qadiriyya Boutchichiyya continue d’étendre son ombrage sur tous ceux qui cherchent Dieu.
Qu’Allah sanctifie le Secret de Sidi Hamza, qu’Il nous abreuve de sa baraka, et qu’Il nous compte parmi ceux qui marchent sur la trace des maîtres authentiques, dans l’amour du Bien-Aimé ﷺ.

FAQ
Qui était Sidi Hamza Al‑Qadiri Al‑Boutchichi ?
Sidi Hamza Al‑Qadiri Al‑Boutchichi (1918‑2017) était un maître soufi marocain et guide spirituel de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya à Madagh. Il est considéré comme l’une des grandes figures du soufisme contemporain et comme le rénovateur pédagogique de cette voie dans le contexte moderne.
Où et quand est‑il né ?
Il est né en 1918 à Madagh, près de Berkane, dans le nord‑est du Maroc, au sein d’une famille déjà engagée dans la voie Qadiriyya Boutchichiyya.
Qui était son maître spirituel ?
Son maître fut Sidi Boumedienne (1873‑1955), un saint vivant dans les montagnes de Beni Snassen, héritier du dépôt spirituel transmis depuis le Prophète ﷺ. Sidi Hamza demeura quatorze ans à ses côtés, à partir de 1942.
Quel était le cœur de son enseignement ?
Son enseignement reposait sur le dhikr comme respiration du cœur, la douceur et la miséricorde envers les disciples, le juste milieu entre rigueur et ouverture, et la nécessité pour le soufi d’être « fils de son temps », vivant la tradition dans la réalité présente.
Quel a été son apport au soufisme mondial ?
Sidi Hamza a revivifié le soufisme dans une époque marquée par la dé-spiritualisation, en élaborant un langage et une pédagogie adaptés aux temps modernes. Sous son impulsion, la voie s’est étendue aux cinq continents, attirant des personnes de toutes origines. De son autorisation sont nés l’ensemble officiel de Samaâ (1987), les Rencontres mondiales du soufisme et une génération d’intellectuels et d’artistes porteurs du message soufi de paix.
Quel lien unit Sidi Hamza à Sidi Mouad, l’actuel guide de la Tariqa ?
Sidi Mouad est le petit-fils de Sidi Hamza, qui l’a éduqué spirituellement dès son plus jeune âge et préparé à porter l’amâna de la Voie, comme en témoignent ses paroles : « Sidi Mouad est le capitaine de la Tariqa ». Cette transmission fut parachevée par son père Sidi Jamal, avant qu’il ne prenne la direction de la Tariqa en 2025.
Quel est son héritage aujourd’hui ?
Son héritage se manifeste dans la continuité de la Tariqa Qadiriyya Boutchichiyya à Madagh et dans le monde, dans la transformation intérieure de milliers de personnes passées par la zawiya, et dans l’inspiration qu’il continue de donner à ceux qui cherchent un soufisme fidèle à la tradition et pleinement ancré dans le temps présent. Sa succession a été assurée par son fils Sidi Jamal Al‑Qadiri Al‑Boutchichi, puis par son petit-fils Sidi Mouad, actuel guide de la Tariqa.

