Le 16 mars 2026, la zaouïa de Madagh a célébré Laylat al-Qadr, la Nuit du Destin, sous la présidence du cheikh de la voie, Sidi Mouadh al-Qadri Boutchich, qu’Allah le préserve. La presse marocaine en a rendu compte. Nous en proposons ci-dessous une synthèse, dans le cadre de notre revue de presse. Les sources sont accessibles en fin d’article.
Une grande veillée à Madagh
Le 16 mars 2026, la zaouïa Boutchichiya de Madagh a vécu l’une de ses nuits les plus intenses : la veillée de Laylat al-Qadr, célébrée dans la dévotion et la supplication. Des centaines de disciples, venus de toutes les régions du Maroc mais aussi d’Afrique et d’Europe, s’étaient rassemblés pour cette Nuit que le Coran décrit comme « meilleure que mille mois ». La veillée fut tissée de récitation du Coran, d’invocations propres à la Nuit du Destin et de prières pour la sécurité et la stabilité du pays.
Le cheikh au cœur de la nuit
Le cheikh de la voie, Sidi Mouadh al-Qadri Boutchich, qu’Allah le préserve, a présidé la veillée et l’a placée sous sa supervision directe. Sa présence donnait à la nuit toute sa portée : autour de lui, les disciples ont vécu des heures de recueillement, dans une atmosphère de fraternité et d’amour que vint clore un repas partagé.
La centralité du dhikr
S’adressant à l’assemblée, Sidi Mouadh, qu’Allah le préserve, a rappelé que le dhikr, l’évocation de Dieu, est le pivot de la pratique spirituelle dans le soufisme, son plus grand secret et son souffle vivant. C’est par lui, a-t-il enseigné, que les cœurs reviennent à la vie après leur mort et que la clairvoyance succède à l’inattention.
Le cheikh a appelé à un dhikr quotidien, au matin et au soir, pratiqué avec présence du cœur, accompagné d’un effort de purification de l’âme, d’humilité et de veille. Car le dhikr, a-t-il précisé, n’est pas une simple parole que l’on récite : il est « un pacte sans cesse renouvelé, un lien continu entre le serviteur et son Seigneur ».
Du cœur au comportement
Lorsque les lumières du dhikr s’établissent dans le cœur, a poursuivi le cheikh, leurs effets gagnent les actes et le comportement : l’âme se purifie, le caractère s’affine, et cette clarté intérieure doit se refléter au-dehors dans une conduite éthique envers autrui. Tel est, selon lui, le but ultime de l’éducation soufie de la voie : atteindre le parfait adab, la juste courtoisie, envers Dieu et Son Messager, et devenir un miroir limpide reflétant la guidance divine et le caractère prophétique, au-dedans comme au-dehors.










Sources : Sabah Achark et Ahdat Dakhla (arabe), mars 2026. Traduction et synthèse : boutchichiya.fr.







