Sidi Mouad et le rayonnement de la Tariqa Boutchichiya en 2026

La Tariqa Qâdiriyya Boutchichiya connaît, en cette année 2026, une dynamique continue qui reflète l’élargissement de ses activités et la diversité de ses champs d’action, au Maroc comme à l’étranger. Sous la supervision de son cheikh, Sidi Mouad Al-Qâdiri Boutchich, qu’Allah le préserve, cette vitalité s’inscrit dans l’effort d’enracinement des valeurs de modération et de tolérance et de renforcement du rôle éducatif des zaouïas, en cohérence avec le référentiel religieux du Royaume du Maroc fondé sur le rite malékite, la doctrine ash’arite et le soufisme sunnite.

Une ouverture sur le monde universitaire

Les 13 et 14 juin 2026, la zaouïa Qâdiriyya Boutchichiya a reçu une délégation académique de l’Université Moulay Ismaïl, composée de dizaines de professeurs, chercheurs et étudiants. La visite visait à découvrir l’expérience éducative et spirituelle de la Tariqa et à explorer ses dimensions intellectuelles et sociales, ainsi que sa contribution à l’encadrement religieux et à la diffusion des valeurs morales. La rencontre a ouvert un espace de discussion sur les perspectives de coopération entre l’université et la Tariqa dans les domaines de la recherche scientifique et des études liées au soufisme et au patrimoine spirituel marocain. À cette occasion, un hommage a été rendu à Sidi Mouad Al-Qâdiri Boutchich, en reconnaissance de ses efforts au service du soufisme sunnite et de la culture du juste milieu.

Un rayonnement africain et international

Le 14 juin 2026, le cheikh de la Tariqa a reçu une délégation de la République du Nigeria, réunissant des personnalités éminentes affiliées à la voie Qâdiriyya, lors d’une rencontre qui a reflété la profondeur des liens historiques et spirituels unissant le Maroc à plusieurs pays du continent africain. Les échanges ont porté sur le développement de la coopération dans les domaines de l’éducation spirituelle et le renforcement de la communication entre les zaouïas et les institutions religieuses.

Au-delà de la scène nationale, la Tariqa a accueilli au cours de l’année des délégations venues de pays arabes, africains et européens, parmi lesquels l’Égypte, l’Irak, le Sultanat d’Oman, la Libye, le Nigeria, la Gambie, la Mauritanie, le Sénégal et le Burkina Faso, ainsi que de plusieurs pays d’Europe. Ces rencontres ont été consacrées aux questions d’éducation spirituelle, de dialogue culturel et de coopération scientifique et religieuse. Parallèlement, plusieurs pays africains ont vu l’ouverture de nouvelles antennes de la Tariqa, qui connaissent un engouement croissant.

Un réseau national de zaouïas en expansion

Sur le plan national, la Tariqa Qâdiriyya Boutchichiya a poursuivi l’élargissement de son réseau de zaouïas dans les différentes régions du Royaume, dans le cadre d’une stratégie visant à rapprocher les services d’encadrement spirituel et éducatif des citoyens. Après l’ouverture, au cours de l’année, de nouvelles zaouïas dans plusieurs grandes villes, dont Fès, Meknès, Rabat, Tanger, Tétouan et Mohammedia, Sidi Mouad Al-Qâdiri Boutchich a supervisé au début du mois de juillet 2026 l’inauguration de nouvelles zaouïas à Nador, El Aroui et Touima. Ces espaces sont destinés à accueillir les activités éducatives, spirituelles et culturelles, et à offrir des lieux de dhikr, d’orientation religieuse et de formation morale.

Des temps forts culturels : « Riyad An-Nour » à Tanger

Dans le domaine culturel, la ville de Tanger a accueilli la troisième édition de la manifestation « Riyad An-Nour », organisée au Palais de la Culture et des Arts le 17 juillet 2026. Le programme comprenait une soirée de samaâ et de madih prophétique, animée par l’Ensemble officiel de la Tariqa Qâdiriyya Boutchichiya, qui a interprété un florilège de qasidas et de madihs puisés dans le patrimoine soufi marocain. La soirée a mis en lumière la spécificité artistique du samaâ boutchichi, fondé sur une interprétation collective harmonieuse et des choix poétiques aux contenus spirituels et éducatifs. La manifestation a également rendu hommage à l’allâma Mohammed Al-Habti, en reconnaissance de sa contribution au service de l’enseignement traditionnel et à la formation de générations d’étudiants en sciences religieuses.

En marge de ces activités, Khamis Suleiman Al-Charif Al-Hassani, directeur exécutif de la Ligue libyenne des mémorisateurs du Saint Coran et coordinateur général du Syndicat général des Chorfas en Libye, a salué l’expérience marocaine dans la gestion du champ religieux, estimant que le Royaume a su bâtir un modèle équilibré, alliant la préservation de l’identité religieuse et l’ouverture aux exigences de l’époque.

Une présence enracinée en Europe

Au niveau européen, la Tariqa a continué de renforcer sa présence à travers un réseau de zaouïas et d’antennes réparties notamment en France et en Belgique. Ces institutions jouent un rôle important dans la préservation des liens spirituels et religieux des membres des communautés marocaine, arabe et musulmane, tout en contribuant à faire connaître le modèle spirituel marocain et ses valeurs fondées sur la modération, l’ouverture et le dialogue. Pour les observateurs du fait soufi, la continuité de cette expansion tient à la méthode éducative de la Tariqa, centrée sur le dhikr, la récitation du Saint Coran et l’attachement aux valeurs morales, au service de l’éducation spirituelle et de la formation humaine.


Sources : dépêche reprise par plusieurs médias arabes, juillet 2026 : Al-Osra Al-Arabia (alosraalarbia.com) · Sawt Al-Umam (soutalomam.net) · 🇮🇶 Al-Mustaqbal News (Irak) · 🇪🇬 Akher Al-Ahdath (Égypte).

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