En 2024, le quotidien Le Matin consacrait un article à la spiritualité de la Tariqa Qadiriya Boutchichiya, qu’il décrivait comme une « spiritualité enchanteresse ». Nous en proposons ci-dessous une synthèse, dans le cadre de notre revue de presse. La source est accessible en fin d’article.
Une voie fondée sur le dhikr
La Tariqa Qadiriya Boutchichiya repose sur un socle : le dhikr, l’évocation incessante de Dieu. C’est par le rappel du Nom divin que le disciple polit son cœur et s’achemine vers son Seigneur. De cette pratique naît une atmosphère de communion et de recueillement, où la piété devient un état du cœur avant d’être un acte.
Le soufisme de la Beauté
Remontant à Moulay Abdelkader al-Jilani, fondateur de la voie qadirite au XIIe siècle, la confrérie a pris son nom des Boutchich. Sous la guidance de Sidi Hamza puis de son fils Sidi Jamal Eddine, qu’Allah sanctifie leur Secret, elle a porté une spiritualité de la Beauté, le Jamal, et de l’amour divin. Là où la crainte ouvre une voie, l’amour en ouvre une autre, peut-être plus haute : celle où l’on adore Dieu pour Sa Beauté même, et non par seul effroi de Son châtiment. Le nom du cheikh, Jamal, semblait épouser cette doctrine.
Une voie pour notre temps
Cette spiritualité de l’amour rencontre un écho particulier auprès de la jeunesse, qui y trouve un ancrage dans les valeurs marocaines et islamiques et un rempart contre les extrémismes. De sa zaouïa mère de Madagh aux nombreux centres répartis au Maroc et à l’étranger, la voie continue de rayonner, fidèle à sa vocation : conduire les cœurs, par la beauté et l’amour, vers la Présence divine.
Source : Le Matin (français), 2024. Synthèse : boutchichiya.fr.







